Archives de Tag: temple

« Connais-toi toi même » « γνωθι σε αυτον »

Selon la légende, cette injonction se trouvait gravée sur l’architrave du temple ionique d’Apollon Pythien à Delphes. Par cette page détaillée et faite sur le site du monde en 2009, on apprend que cette maxime est connue par un extrait du Phèdre de Platon (229e) où Socrate explique : « Quant à moi, je n’en ai pas du tout [de goût] pour ces recherches, et la raison, mon ami, c’est que je n’ai pas pu encore me connaître moi-même, comme le demande l’inscription de Delphes, et qu’il me semble ridicule que, m’ignorant moi-même, je cherche à connaître des choses étrangères […] au lieu d’examiner ces phénomènes, je m’examine moi-même, je veux savoir si je suis un monstre plus compliqué et plus aveugle que Typhon, ou un être plus doux et plus simple et qui tient de la nature une part de lumière et de divinité. »

Reconstitution du temple d'apollon dans le site de Delphes, crédit : Stéphane Compoint

Son étymologie nous ai expliqué d’après ce site de l’académie de Paris :

γνω-           :     racine    « connaître »

-θι              :    terminaison de verbe à l’impératif

σε-           :    pronom personnel,  « toi »            

-αυτον :     pronom personnel,  « même »

Ce site nous invite à comprendre que cette devise, qu’on attribua à tort à Socrate, « n’était pas un encouragement à une connaissance psychologique de soi, mais un rappel à l’ordre. Elle avait pour but de remémorer aux individus qu’ils n’étaient que des mortels : elle invitait les voyageurs à la prise de conscience de leurs propres limites ». De plus, la plupart des personnes ignorent que la phrase est incomplète et qu’elle est suivi de « et tu connaîtras les dieux ».

Socrate d’après ce site qui tente de faire surgir des débats, montre que celui-ci a juste fait sienne cette devise. « Mais aussi que cette seule formule contient une autre signification : se connaître soi-même signifie aussi savoir discerner ce qui est bien de ce qui est mal, et c’est en cela que Socrate s’oppose aux sophistes à qui on le compare souvent, puisque sa recherche a pour but exclusif le domaine moral. »

Pour ce site, qui effectue des recherches sur la spiritualité et la philosophie, cette maxime suggérait à celui qui allait entrer dans ce temple, » que ce dieu que l’on veut tellement autre, que l’on va prier à l’extérieur de soi, n’est autre que… soi-même ! Ainsi, l’inscription, le dieu, invitaient de la façon la plus valorisante qui soit à entrer dans le temple autant… qu’à ne pas y entrer. »

Enfin, nous assimilons d’après le 1er site cité, que cette célèbre phrase est aussi présente également dans les philosophies bouddhistes et hindouistes, ce qui se révèle fort intéressant.

B.R.


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Classé dans Apollon, Architecture, Présentation

Conservation, reconstitution [partie 1]

Pour ce qui est de la conservation du temple d’Apollon, le fait que le sanctuaire de Delphes soit intégré au patrimoine mondial de l’Unesco, permet une vigilance accrue de l’éventuelle dégradation du site. En effet on peut le voir sur le site de l’Unesco, peu de dépenses ont été faites pour la conservation du site, et d’après ce graphique le site n’est pas en danger. D’après le Comité du patrimoine mondial, qui a évalué l’état de conservation du site, le sanctuaire de Delphes représente une menace minimale depuis 4 ans. N’étant personnellement jamais aller sur le site, on ne peut se fier qu’aux dires de l’Unesco.

En ce qui concerne la reconstitution du temple d’Apollon d’après ses vestiges, l’histoire est plus compliquée. Il faut dire d’abord qu’internet ne regorge pas d’information quant au processus même de reconstitution du temple d’Apollon, si vous vous demandez comment fait-on pour retracer l’architecture d’un bâtiment d’après 3 demi-colonnes retrouvées in situ, vous trouverez la meilleure réponse dans les publications de l’école française d’Athènes, notamment dans les rapports de fouilles.

La colonne des danseuses de Delphes

La colonne des danseuses de Delphes, photo trouvée sur le site picasaweb, crédits photo : 18 Delphes

De plus, les méthodes de reconstitution de bâtiments sont en constante évolution. La reconstitution d’un site dépend naturellement de ce que l’on trouve in situ, et de la documentation (écrits, cartes, plans) . Toutefois la très récente étude de reconstitution de la colonne dite des danseuses de Delphes nous éclaire sur les méthodes de reconstitution. En effet cette étude place la colonne juste devant le temple d’Apollon, il est donc tout à fait judicieux d’en parler ici. La colonne fut retrouvée en plus de 260 fragments en 1894. Le remontage de la colonne a été rendu possible par le mécénat de la Fondation EDF, au bénéfice de l’École française d’Athènes avec le concours du Musée du Louvre. Le site de la fondation EDF présente et explique le projet brièvement. Sur le site de l’INRAP, on trouve une vidéo d’un colloque organisé en 2012 où Guillaume Thibault (EDF, recherche et développement) et Jean-Luc Martinez (Directeur du département des Antiquités Grecques, Etrusques et Romaines, Musée du Louvre) qui présente l’aboutissement du projet : « Une équipe de chercheurs a bâti une méthode de remontage du monument en 3D permettant de vérifier les hypothèses archéologiques. Trente-quatre fragments ont ainsi été remontés virtuellement grâce à un logiciel de traitement de mesures laser dans un relevé complet intégrant les 260 éléments. ». Une bibliographie succincte est présente en bas de page.

La semaine prochaine, vous aurez la présentation des différentes reconstitutions du temple d’Apollon. N’hésitez pas à consulter la page Facebook pour être au courant de la publication des articles et de quelques actus sur le site de Delphes.

N.B. L’image et la vidéo ont été consultées le 11/03/12

A.V.

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Qui est la pythie ? [Partie 2]

D’après cette page Wikipédia, il y a tout une marche à suivre pour consulter le dieu Apollon via la pythie. Dans un premier temps, le consultant qui ne pouvait être que de sexe masculin s’acquittait d’une taxe et était mené au temple d’Apollon. La pythie, qui s’était purifiée auparavant, l’attendait assise sur un trépied. Le consultant devait alors faire un sacrifice sanglant où la victime devait trembler. Si celle-ci n’effectuait pas ce geste, la demande était annulée puisque ceci était un signe de refus du dieu. Si tout se passe comme prévu, le consultant posait alors sa question. La pythie y répondait sous un état second et les deux prêtres du temple d’Apollon devaient interpréter ces paroles pour enfin donner une réponse au consultant.

La transe qui s’empare de la prêtresse  lors de ses prédictions est dû selon ce site, qui nous transmet des définitions, à une fissure sous le temple d’où s’échappe des volutes de fumées hallucinogènes.

Fissure sous le temple, image qui vient du forum ci dessous.

Ou bien comme l’indique ce site, qui est le même forum que dans l’article précédent, à un manque d’oxygène dans l’air à cause du méthane et du CO² qui s’échappaient de ladite faille comme vous pouvez le voir sur l’image qui viens aussi de ce forum.

Ses prédictions se font toujours par grands cris et gestes comme si elle était possédée par le dieu Apollon. Son pouvoir de décision était assez fort puisque un bon nombre de consultants parcouraient des milliers de kilomètres pour l’interroger.

Par ailleurs, ce blog crée pour le plaisir du savoir, nous indique que la pythie était « choisie à l’origine parmi les plus belles et chastes jeunes filles. A la suite d’un enlèvement, on les remplaça par des femmes d’âge mûr qui se relayaient pour rendre les oracles à Delphes dans le temple d’Apollon ».

B.R.

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Plan du sanctuaire de Delphes

Français : plan restitué du sanctuaire d'Apoll...

Plan du sanctuaire de Delphes, en Grèce, consulté le 20/02/12

Pour vous permettre de mieux vous imaginer le temple d’Apollon, son cadre géographique et ses dimensions, nous mettons à votre disposition ces plans architecturaux qui sont très bien détaillés :

1. Ici, vous trouvez de nombreuses photos du site et de ses environs, comparables à ceux se trouvant sur la vidéo de présentation. Si vous regardez bien la totalité de la page, vous verrez tout en bas le plan du sanctuaire de Delphes et bien sûr très clairement le fameux temple d’Apollon qui nous intéresse pour notre étude. Sur l’image il est nommé « templo de apolo ».

2. Plus en détails et plus restrictif, ce site met en avant l’architecture de ce temple si complexe, en vous apportant quelques clés de compréhension de l’architecture antique. Site réalisé par quatre étudiantes de l’INTD (Institut National des Techniques de la Documentation) dans le cadre d’un travail universitaire durant l’année 2002/2003.

3. Une vision plus schématique, mais tout aussi intéressante est développée dans le site de l’académie d’Orléans-Tours.

4. Enfin, sur ce dernier site, vous pourrez apprécier un plan plus simplifié du sanctuaire de Delphes, ainsi que sa légende, qui permet à notre gout de bien mieux apprécier la richesse de ces lieux. Sont présents aussi une maquette du sanctuaire d’Apollon, qui s’intéresse au territoire environnant le temple, et une reconstitution de l’élévation de la façade sud-est du sanctuaire de Delphes. Un blog de Didier LAROCHE, professeur à l’université des sciences humaines de Strasbourg.

P. E.

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