Le Musée Archéologique de Delphes

Le musée archéologique de Delphes est l’un des plus importants musées de Grèce. Comme son nom l’indique, il abrite le mobilier retrouvé sur le site du sanctuaire de Delphes, et donc au Temple d’Apollon. La collection recoupe des statues, des éléments d’architectures et divers objets retrouvés lors des diverses compagnes de fouille du sanctuaire.

Vue extérieure du Musée archéologique de Delphes

Vue extérieure du Musée archéologique de Delphes

Pour commencer, cette page du site l’Internaute voyage, propose une courte présentation du Musée et des collections, de façon très générale. Pour avoir une meilleure idée des objets dont il parle, vous pouvez regarder cette vidéo, qui montre les éléments les plus connus et remarquables du musée.

Enfin, ce site grec regroupe les différents musées archéologiques de Grèce. On peut le lire en anglais également. La notice sur le musée archéologique de Delphes est rédigée par Dr E. Partida. Il propose une description du musée, un historique, on y apprend que le musée fut créé en 1903, on peut aussi y découvrir les expositions en cours, des informations pratiques comme les horaires d’ouverture ou les divers moyens de se rendre au musée. Une courte galerie de photos montre les objets les plus fameux de la collection et des vues extérieures du musée.

N.B. l’image a été consultée le 02.03.2012; crédits photo : © Hellenic Ministry of Culture and Tourism © OPEP

A.V.

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Qui est la pythie ? [Partie 2]

D’après cette page Wikipédia, il y a tout une marche à suivre pour consulter le dieu Apollon via la pythie. Dans un premier temps, le consultant qui ne pouvait être que de sexe masculin s’acquittait d’une taxe et était mené au temple d’Apollon. La pythie, qui s’était purifiée auparavant, l’attendait assise sur un trépied. Le consultant devait alors faire un sacrifice sanglant où la victime devait trembler. Si celle-ci n’effectuait pas ce geste, la demande était annulée puisque ceci était un signe de refus du dieu. Si tout se passe comme prévu, le consultant posait alors sa question. La pythie y répondait sous un état second et les deux prêtres du temple d’Apollon devaient interpréter ces paroles pour enfin donner une réponse au consultant.

La transe qui s’empare de la prêtresse  lors de ses prédictions est dû selon ce site, qui nous transmet des définitions, à une fissure sous le temple d’où s’échappe des volutes de fumées hallucinogènes.

Fissure sous le temple, image qui vient du forum ci dessous.

Ou bien comme l’indique ce site, qui est le même forum que dans l’article précédent, à un manque d’oxygène dans l’air à cause du méthane et du CO² qui s’échappaient de ladite faille comme vous pouvez le voir sur l’image qui viens aussi de ce forum.

Ses prédictions se font toujours par grands cris et gestes comme si elle était possédée par le dieu Apollon. Son pouvoir de décision était assez fort puisque un bon nombre de consultants parcouraient des milliers de kilomètres pour l’interroger.

Par ailleurs, ce blog crée pour le plaisir du savoir, nous indique que la pythie était « choisie à l’origine parmi les plus belles et chastes jeunes filles. A la suite d’un enlèvement, on les remplaça par des femmes d’âge mûr qui se relayaient pour rendre les oracles à Delphes dans le temple d’Apollon ».

B.R.

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Apollon pythien ou le dieu orateur

Photographie de l'Apollon du Belvédère, trouvée sur le site Wikipédia, statue en ronde de bosse en marbre très célèbre et populaire, Copie de Léocharès, de 330 à 320 av. J.-C. (original), consultée le 28/02/12

Nous connaissons tous de près ou de loin le dieu Apollon. Désigné pour certain comme le dieu de la beauté et de l’amour, cette croyance populaire peut être nuancée. En effet, dans la mythologie grecque Antique, c’est un dieu à part entière du panthéon grec. Il est le représentant de la musique et de la poésie, mais était aussi reconnu comme le dieu qui transmettait l’oracle, l’un des seuls capable de divination !

Tout d’abord, nous vous présentons ce site, qui est très général et apporte une description détaillé de ce dieu, de ses origines et même de ses attributs. Un site intitulé Histoire du monde, crée par deux amis,  Vincent et Christophe, passionnés tous deux par l’histoire. Pour en savoir plus c’est ici.

Sur ce site ensuite, nous avons affaire à une étude plus poussée sur les fonctions du dieu, et surtout plus en rapport avec le thème de l’oracle. Ce site est fait par le Dr Aly Abbara.

Un autre, tout aussi bien, mais cette fois beaucoup plus concis et allant directement à l’essentiel. Le site Mythologica est intéressant car il est très complet.

Enfin, sur ce site, vous pourrez apprécier les différentes représentations de statuaire du dieu Apollon. Un site très bien réalisé, qui met en évidence les références des statues (où elles sont exposées, de quel artiste elles proviennent et même leur datation). Vous n’avez plus qu’à mettre votre souris sur les miniatures et le tour est joué !

P. E.

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Qui est la pythie ? [Partie1]

La pythie est une coutume grecque qui a lieu dans le sanctuaire de Delphes, et plus précisément dans le temple d’Apollon. On va essayer de traiter les différentes définitions que nous avons pu trouver. Notre article sera en deux parties, la deuxième étant plus axée sur les prédictions.

Coupe attique à figures rouges (vers 440 av. J.-C.), peintre de Codros. Berlin, Staatliche Museen 2538. Dessin.

Coupe attique à figures rouges (vers 440 av. J.-C.), peintre de Codros. Berlin, Staatliche Museen 2538. Dessin, consultée le 23/02/2012

Tout d’abord, sur le site de Wikipedia, on a une vue globale de la situation de la pythie au sein du groupe des Oracles. De même celui-ci fait par Dicoperso, vous donnera une définition d’ensemble assez clair : « Les Grecs donnaient le nom de Pythonisses à toutes les femmes qui faisaient le métier de devineresses, parce que le dieu de la divination, Apollon, était surnommé Pythius, soit pour avoir tué le serpent Python, soit pour avoir établi son oracle à Delphes, ville primitivement appelée Pytho ».

Ensuite, ce lien est un forum, nommé Mystère du monde, qui regroupe différentes informations telles que  l’historique de la pythie, qui peut être mis en lien avec le site précédent. Vous pouvez aussi accéder à la fin de la page à une vidéo qui montre une sorte de reconstitution de la pythie et qui permet aussi de compléter la vue d’ensemble du site de Delphes.

Enfin, vous pouvez consulter ce site, qui met en avant les différences entre la pythie et la sibylle, qui sont souvent floues dans notre esprit. L’article est plutôt bien écrit et très facile à lire. Pour aller plus loin sur les différences entre ces deux notions, nous pouvez consulter ce site qui est fait par le Dr Bernard Auriol. Celui-ci est par contre beaucoup plus complexe.

B.R.

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Les fouilles à Delphes

La reconstitution du site de Delphes, et en particulier du temple d’Apollon, a été rendue possible par les fouilles mais également par la description de Delphes de Pausanias comme nous l’indique ce site. Pausanias est un géographe et voyageur de l’Antiquité, il a laissé une description de Delphes au IIe siècle d’une grande importance pour la recherche scientifique.

Les fouilles effectuées à la fin du 19è s

Pour se renseigner sur les fouilles à Delphes, on peut consulter la page du dictionnaire Larousse, qui est d’ailleurs très intéressante sur Delphes en général. On y apprend qu’à partir du XVe siècle des voyageurs signalent l’existence du site. L’exploration ne commence qu’en 1838 sous l’égide d’un architecte français Laurent, reprise deux années plus tard par deux savants allemands : O. Müller et E. Curtius. Mais c’est surtout l’Ecole Française d’Athènes qui entreprit la Grande Fouille du site de 1892 à 1903 (précédemment, P. Foucart et Wescher, 1860-1861 ; Haussoullier, sous la direction de Théophile Homolle). Puis les fouilles reprennent après la première guerre mondiale, R. Demangel reprend le dossier en 1920 notamment sur le sanctuaire d’Athéna. P. de La Coste-Messelière, poursuivit les fouilles du sanctuaire d’Apollon en parallèle. En 1935 le site redevient très actif avec la participation de L. Lerat, au nord-est du temple d’Apollon, et J. Bousquet et P. Amandry (de 1937 à 1939) poursuivent leurs recherches dans la région du temple.

On apprend sur le site de L’école française d’Athènes (qui est « un établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel placé sous l’autorité du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Elle a pour mission fondamentale de développer la recherche et la formation à la recherche dans toutes les disciplines se rapportant à la Grèce antique, byzantine et contemporaine. A ce titre, elle est un centre de recherche en sciences humaines et sociales sur le monde hellénique et balkanique. ») qui a dirigé la Grande Fouille, qu’elle dispose de sept missions archéologiques permanentes dont Delphes. Il n’y a toutefois plus de fouilles sur le site actuellement même s’il demeure actif.

Ce site précise le déroulement des fouilles en donnant quelques anecdotes sur le sujet. « La première difficulté que l’EfA [= École française d’Athènes] doit surmonter à la fin du XIXe siècle est d’obtenir de l’Etat grec l’autorisation de creuser sur le site. Elle n’intervient qu’au terme d’une dispute scientifico-diplomatique qui oppose Français et Allemands – avec une brève participation des Américains. Débute alors une entreprise homérique puisque Delphes est enfoui sous 4 à 6 mètres de sédiments sur lesquels a été bâti le village de Kastri. […] L’EfA opte pour l’attaque frontale et fait évacuer les quelque mille habitations de Kastri, qui seront reconstruites en contrebas du site. » Mathieu Durand ajoute que plus de deux kilomètres de voie ferrée ont été construits pour pouvoir évacuer les déblais !

Enfin, pour avoir des informations sur les récentes fouilles de Delphes il faut consulter ce site qui recense les dernières découvertes archéologiques en Grèce, et notamment les notices de Dominique Mulliez et de Platon Petridis, datant toutes les deux de 2005.

A.V.

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Plan du sanctuaire de Delphes

Français : plan restitué du sanctuaire d'Apoll...

Plan du sanctuaire de Delphes, en Grèce, consulté le 20/02/12

Pour vous permettre de mieux vous imaginer le temple d’Apollon, son cadre géographique et ses dimensions, nous mettons à votre disposition ces plans architecturaux qui sont très bien détaillés :

1. Ici, vous trouvez de nombreuses photos du site et de ses environs, comparables à ceux se trouvant sur la vidéo de présentation. Si vous regardez bien la totalité de la page, vous verrez tout en bas le plan du sanctuaire de Delphes et bien sûr très clairement le fameux temple d’Apollon qui nous intéresse pour notre étude. Sur l’image il est nommé « templo de apolo ».

2. Plus en détails et plus restrictif, ce site met en avant l’architecture de ce temple si complexe, en vous apportant quelques clés de compréhension de l’architecture antique. Site réalisé par quatre étudiantes de l’INTD (Institut National des Techniques de la Documentation) dans le cadre d’un travail universitaire durant l’année 2002/2003.

3. Une vision plus schématique, mais tout aussi intéressante est développée dans le site de l’académie d’Orléans-Tours.

4. Enfin, sur ce dernier site, vous pourrez apprécier un plan plus simplifié du sanctuaire de Delphes, ainsi que sa légende, qui permet à notre gout de bien mieux apprécier la richesse de ces lieux. Sont présents aussi une maquette du sanctuaire d’Apollon, qui s’intéresse au territoire environnant le temple, et une reconstitution de l’élévation de la façade sud-est du sanctuaire de Delphes. Un blog de Didier LAROCHE, professeur à l’université des sciences humaines de Strasbourg.

P. E.

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Situation Géographique

Le célèbre site de Delphes, appartenant au patrimoine mondial de lUNESCO, se situe en Grèce centrale, à l’ouest de la Béotie.

N.B. La carte vient du site Wikipedia

Le site de l’UNESCO nous informe que le site « était au VIe siècle av. J.-C. le véritable centre et le symbole de l’unité du monde grec ».

En effet, « au cours de la période mycénienne, la déesse féminine de la Terre était adorée dans le petit site de Delphes. Le sanctuaire et l’oracle ne naquirent cependant qu’au VIIIe siècle av. J.-C., avec le culte d’Apollon. Placé sous la protection et l’administration de l’amphictyonie, le sanctuaire conserva son autonomie après la première guerre Sacrée, et accrut ainsi son influence religieuse et politique à l’échelle panhellénique. Les jeux Pythiques furent réorganisés, le sanctuaire agrandi et peuplé de magnifiques bâtiments, de sculptures et d’autres offrandes. Passé sous la domination des Étoliens au IIIe siècle av. J.-C., il fut conquis par les Romains en 191 av. J.-C. Au cours de la période romaine, le site a été pillé à différentes reprises, mais il bénéficia également des faveurs de certains empereurs. Avec la diffusion du christianisme, le sanctuaire perdit progressivement de son influence, et fut fermé par Théodose le Grand. »

A.V.

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