Archives de Catégorie: Architecture

Les frontons du temple d’Apollon

Le temple d’Apollon est une architecture monumentale, qui a fait sa renommée. En effet, sur ces deux extrémités, est et ouest, celui-ci présentait des frontons spectaculaires et historiés.

Élévation restituée de l'ancien temple d'Apollon, dit "des Alcméonides", 6e siècle av. J.-C., de F. Courby & H. Lacoste, en ligne, consultée le 20/03/12

Les frontons, que vous pouvez voir sur la partie supérieure de la façade du temple, sont composés des tympans, qui sont de véritables tableaux et racontent une histoire (combats d’animaux, guerres). Ils sont donc d’une importance capitale dans la compréhension générale du bâtiment. Une étude de ces frontons nécessite tout d’abord une approche visuelle que vous pourrez apprécier sur le site de l’Université de Genève, avec les représentations de ceux-ci et de nombreuses anecdotes sur leur réalisation.

Par la suite, on peut se référer au portail de revues scientifiques Persée, qui nous offre trois ouvrages : le premier est L’étude du fronton oriental du temple archaïque d’Apollon à Delphes, de Fernand Courby. Le deuxième ouvrage nous expose L‘histoire des frontons d’après les textes littéraire et les documents numismatiques du temple d’Apollon de Théophile Homolle. Enfin, une troisième  étude intitulée Le fronton occidental du temple d’Apollon à Delphes et les trois frontons de Atsuhiko Yoshida, nous offre une interprétation intéressante.

Ces frontons font l’objet de nombreuses études qui permettent, aujourd’hui, de comprendre les inscriptions qui pouvaient s’y trouver comme la très connue: « Connais-toi toi même, laisse le monde aux Dieux ».

(N’ayant pas beaucoup d’informations sur les frises qui ornaient et faisaient le tour de ce temple, je vous conseillerai ce site, réalisé par Thierry Jamard, grand voyageur qui s’est rendu au musée de Delphes et qui nous a ramener de magnifiques photographie des restes de frises retrouvés sur le site).

P. E.

Poster un commentaire

Classé dans Architecture

« Connais-toi toi même » « γνωθι σε αυτον »

Selon la légende, cette injonction se trouvait gravée sur l’architrave du temple ionique d’Apollon Pythien à Delphes. Par cette page détaillée et faite sur le site du monde en 2009, on apprend que cette maxime est connue par un extrait du Phèdre de Platon (229e) où Socrate explique : « Quant à moi, je n’en ai pas du tout [de goût] pour ces recherches, et la raison, mon ami, c’est que je n’ai pas pu encore me connaître moi-même, comme le demande l’inscription de Delphes, et qu’il me semble ridicule que, m’ignorant moi-même, je cherche à connaître des choses étrangères […] au lieu d’examiner ces phénomènes, je m’examine moi-même, je veux savoir si je suis un monstre plus compliqué et plus aveugle que Typhon, ou un être plus doux et plus simple et qui tient de la nature une part de lumière et de divinité. »

Reconstitution du temple d'apollon dans le site de Delphes, crédit : Stéphane Compoint

Son étymologie nous ai expliqué d’après ce site de l’académie de Paris :

γνω-           :     racine    « connaître »

-θι              :    terminaison de verbe à l’impératif

σε-           :    pronom personnel,  « toi »            

-αυτον :     pronom personnel,  « même »

Ce site nous invite à comprendre que cette devise, qu’on attribua à tort à Socrate, « n’était pas un encouragement à une connaissance psychologique de soi, mais un rappel à l’ordre. Elle avait pour but de remémorer aux individus qu’ils n’étaient que des mortels : elle invitait les voyageurs à la prise de conscience de leurs propres limites ». De plus, la plupart des personnes ignorent que la phrase est incomplète et qu’elle est suivi de « et tu connaîtras les dieux ».

Socrate d’après ce site qui tente de faire surgir des débats, montre que celui-ci a juste fait sienne cette devise. « Mais aussi que cette seule formule contient une autre signification : se connaître soi-même signifie aussi savoir discerner ce qui est bien de ce qui est mal, et c’est en cela que Socrate s’oppose aux sophistes à qui on le compare souvent, puisque sa recherche a pour but exclusif le domaine moral. »

Pour ce site, qui effectue des recherches sur la spiritualité et la philosophie, cette maxime suggérait à celui qui allait entrer dans ce temple, » que ce dieu que l’on veut tellement autre, que l’on va prier à l’extérieur de soi, n’est autre que… soi-même ! Ainsi, l’inscription, le dieu, invitaient de la façon la plus valorisante qui soit à entrer dans le temple autant… qu’à ne pas y entrer. »

Enfin, nous assimilons d’après le 1er site cité, que cette célèbre phrase est aussi présente également dans les philosophies bouddhistes et hindouistes, ce qui se révèle fort intéressant.

B.R.


Poster un commentaire

Classé dans Apollon, Architecture, Présentation

Plan du sanctuaire de Delphes

Français : plan restitué du sanctuaire d'Apoll...

Plan du sanctuaire de Delphes, en Grèce, consulté le 20/02/12

Pour vous permettre de mieux vous imaginer le temple d’Apollon, son cadre géographique et ses dimensions, nous mettons à votre disposition ces plans architecturaux qui sont très bien détaillés :

1. Ici, vous trouvez de nombreuses photos du site et de ses environs, comparables à ceux se trouvant sur la vidéo de présentation. Si vous regardez bien la totalité de la page, vous verrez tout en bas le plan du sanctuaire de Delphes et bien sûr très clairement le fameux temple d’Apollon qui nous intéresse pour notre étude. Sur l’image il est nommé « templo de apolo ».

2. Plus en détails et plus restrictif, ce site met en avant l’architecture de ce temple si complexe, en vous apportant quelques clés de compréhension de l’architecture antique. Site réalisé par quatre étudiantes de l’INTD (Institut National des Techniques de la Documentation) dans le cadre d’un travail universitaire durant l’année 2002/2003.

3. Une vision plus schématique, mais tout aussi intéressante est développée dans le site de l’académie d’Orléans-Tours.

4. Enfin, sur ce dernier site, vous pourrez apprécier un plan plus simplifié du sanctuaire de Delphes, ainsi que sa légende, qui permet à notre gout de bien mieux apprécier la richesse de ces lieux. Sont présents aussi une maquette du sanctuaire d’Apollon, qui s’intéresse au territoire environnant le temple, et une reconstitution de l’élévation de la façade sud-est du sanctuaire de Delphes. Un blog de Didier LAROCHE, professeur à l’université des sciences humaines de Strasbourg.

P. E.

Poster un commentaire

Classé dans Architecture