Archives mensuelles : mars 2012

Les recherches technologiques

Nous vous avons parlé, dans les articles précédents, des reconstitutions diverses du temple d’Apollon. Nous avions évoquer le cas de la colonne des danseuses de Delphes, qui fut l’objet d’un colloque.

Le sanctuaire de Delphes fut aussi le théâtre de recherches importantes pour une éventuelle reconstitution. Dans ce but, des chercheurs britanniques ont utilisé la technologie de numérisation 3D. Grâce à l’utilisation d’un laser pour capturer les surfaces et les volumes des ruines, ils ont put réaliser, avec plus ou moins de certitudes, une reconstitution en 3D du sanctuaire. Le projet, qui date, fut mené par Guillaume Thibault et financé par EDF.

Nous avons pour vous cette vidéo YouTube qui résume le déroulement de cette reconstitution virtuelle, consultée le 30/03/2012.

P. E.

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Les frontons du temple d’Apollon

Le temple d’Apollon est une architecture monumentale, qui a fait sa renommée. En effet, sur ces deux extrémités, est et ouest, celui-ci présentait des frontons spectaculaires et historiés.

Élévation restituée de l'ancien temple d'Apollon, dit "des Alcméonides", 6e siècle av. J.-C., de F. Courby & H. Lacoste, en ligne, consultée le 20/03/12

Les frontons, que vous pouvez voir sur la partie supérieure de la façade du temple, sont composés des tympans, qui sont de véritables tableaux et racontent une histoire (combats d’animaux, guerres). Ils sont donc d’une importance capitale dans la compréhension générale du bâtiment. Une étude de ces frontons nécessite tout d’abord une approche visuelle que vous pourrez apprécier sur le site de l’Université de Genève, avec les représentations de ceux-ci et de nombreuses anecdotes sur leur réalisation.

Par la suite, on peut se référer au portail de revues scientifiques Persée, qui nous offre trois ouvrages : le premier est L’étude du fronton oriental du temple archaïque d’Apollon à Delphes, de Fernand Courby. Le deuxième ouvrage nous expose L‘histoire des frontons d’après les textes littéraire et les documents numismatiques du temple d’Apollon de Théophile Homolle. Enfin, une troisième  étude intitulée Le fronton occidental du temple d’Apollon à Delphes et les trois frontons de Atsuhiko Yoshida, nous offre une interprétation intéressante.

Ces frontons font l’objet de nombreuses études qui permettent, aujourd’hui, de comprendre les inscriptions qui pouvaient s’y trouver comme la très connue: « Connais-toi toi même, laisse le monde aux Dieux ».

(N’ayant pas beaucoup d’informations sur les frises qui ornaient et faisaient le tour de ce temple, je vous conseillerai ce site, réalisé par Thierry Jamard, grand voyageur qui s’est rendu au musée de Delphes et qui nous a ramener de magnifiques photographie des restes de frises retrouvés sur le site).

P. E.

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« Connais-toi toi même » « γνωθι σε αυτον »

Selon la légende, cette injonction se trouvait gravée sur l’architrave du temple ionique d’Apollon Pythien à Delphes. Par cette page détaillée et faite sur le site du monde en 2009, on apprend que cette maxime est connue par un extrait du Phèdre de Platon (229e) où Socrate explique : « Quant à moi, je n’en ai pas du tout [de goût] pour ces recherches, et la raison, mon ami, c’est que je n’ai pas pu encore me connaître moi-même, comme le demande l’inscription de Delphes, et qu’il me semble ridicule que, m’ignorant moi-même, je cherche à connaître des choses étrangères […] au lieu d’examiner ces phénomènes, je m’examine moi-même, je veux savoir si je suis un monstre plus compliqué et plus aveugle que Typhon, ou un être plus doux et plus simple et qui tient de la nature une part de lumière et de divinité. »

Reconstitution du temple d'apollon dans le site de Delphes, crédit : Stéphane Compoint

Son étymologie nous ai expliqué d’après ce site de l’académie de Paris :

γνω-           :     racine    « connaître »

-θι              :    terminaison de verbe à l’impératif

σε-           :    pronom personnel,  « toi »            

-αυτον :     pronom personnel,  « même »

Ce site nous invite à comprendre que cette devise, qu’on attribua à tort à Socrate, « n’était pas un encouragement à une connaissance psychologique de soi, mais un rappel à l’ordre. Elle avait pour but de remémorer aux individus qu’ils n’étaient que des mortels : elle invitait les voyageurs à la prise de conscience de leurs propres limites ». De plus, la plupart des personnes ignorent que la phrase est incomplète et qu’elle est suivi de « et tu connaîtras les dieux ».

Socrate d’après ce site qui tente de faire surgir des débats, montre que celui-ci a juste fait sienne cette devise. « Mais aussi que cette seule formule contient une autre signification : se connaître soi-même signifie aussi savoir discerner ce qui est bien de ce qui est mal, et c’est en cela que Socrate s’oppose aux sophistes à qui on le compare souvent, puisque sa recherche a pour but exclusif le domaine moral. »

Pour ce site, qui effectue des recherches sur la spiritualité et la philosophie, cette maxime suggérait à celui qui allait entrer dans ce temple, » que ce dieu que l’on veut tellement autre, que l’on va prier à l’extérieur de soi, n’est autre que… soi-même ! Ainsi, l’inscription, le dieu, invitaient de la façon la plus valorisante qui soit à entrer dans le temple autant… qu’à ne pas y entrer. »

Enfin, nous assimilons d’après le 1er site cité, que cette célèbre phrase est aussi présente également dans les philosophies bouddhistes et hindouistes, ce qui se révèle fort intéressant.

B.R.


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Conservation, reconstitution [partie 2]

On trouve sur le web diverses reconstitutions du site de Delphes et du temple d’Apollon, on en retiendra deux ici afin de vous les présenter.

Tout d’abord sur un site présentant la Grèce, on trouve une reconstitution qui semble de prime abord plutôt fiable, toutefois il n’y a pas d’infirmation sur l’auteur de cette reconstitution.

Reconstitution du sanctuaire de Delphes, consultée le 17/03/12

Légende :

1.Autel

2.Temple d’Apollon

3.Théâtre

4.Enceinte sacrée

5.Trésors et monuments abritant les offrandes des cités grecques et barbares

6.Voie sacrée

Puis sur ce site, on trouve des photos de maquette du sanctuaire de Delphes. Le site est un carnet de voyage d’un amateur de la Grèce.  L’auteur du site nous dit que ces maquettes ont été réalisées par le CNRS à l’occasion du centenaire des fouilles de Delphes.

Entrée du temple d'Apollo, consultée le 17/03/12

A.V.

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Conservation, reconstitution [partie 1]

Pour ce qui est de la conservation du temple d’Apollon, le fait que le sanctuaire de Delphes soit intégré au patrimoine mondial de l’Unesco, permet une vigilance accrue de l’éventuelle dégradation du site. En effet on peut le voir sur le site de l’Unesco, peu de dépenses ont été faites pour la conservation du site, et d’après ce graphique le site n’est pas en danger. D’après le Comité du patrimoine mondial, qui a évalué l’état de conservation du site, le sanctuaire de Delphes représente une menace minimale depuis 4 ans. N’étant personnellement jamais aller sur le site, on ne peut se fier qu’aux dires de l’Unesco.

En ce qui concerne la reconstitution du temple d’Apollon d’après ses vestiges, l’histoire est plus compliquée. Il faut dire d’abord qu’internet ne regorge pas d’information quant au processus même de reconstitution du temple d’Apollon, si vous vous demandez comment fait-on pour retracer l’architecture d’un bâtiment d’après 3 demi-colonnes retrouvées in situ, vous trouverez la meilleure réponse dans les publications de l’école française d’Athènes, notamment dans les rapports de fouilles.

La colonne des danseuses de Delphes

La colonne des danseuses de Delphes, photo trouvée sur le site picasaweb, crédits photo : 18 Delphes

De plus, les méthodes de reconstitution de bâtiments sont en constante évolution. La reconstitution d’un site dépend naturellement de ce que l’on trouve in situ, et de la documentation (écrits, cartes, plans) . Toutefois la très récente étude de reconstitution de la colonne dite des danseuses de Delphes nous éclaire sur les méthodes de reconstitution. En effet cette étude place la colonne juste devant le temple d’Apollon, il est donc tout à fait judicieux d’en parler ici. La colonne fut retrouvée en plus de 260 fragments en 1894. Le remontage de la colonne a été rendu possible par le mécénat de la Fondation EDF, au bénéfice de l’École française d’Athènes avec le concours du Musée du Louvre. Le site de la fondation EDF présente et explique le projet brièvement. Sur le site de l’INRAP, on trouve une vidéo d’un colloque organisé en 2012 où Guillaume Thibault (EDF, recherche et développement) et Jean-Luc Martinez (Directeur du département des Antiquités Grecques, Etrusques et Romaines, Musée du Louvre) qui présente l’aboutissement du projet : « Une équipe de chercheurs a bâti une méthode de remontage du monument en 3D permettant de vérifier les hypothèses archéologiques. Trente-quatre fragments ont ainsi été remontés virtuellement grâce à un logiciel de traitement de mesures laser dans un relevé complet intégrant les 260 éléments. ». Une bibliographie succincte est présente en bas de page.

La semaine prochaine, vous aurez la présentation des différentes reconstitutions du temple d’Apollon. N’hésitez pas à consulter la page Facebook pour être au courant de la publication des articles et de quelques actus sur le site de Delphes.

N.B. L’image et la vidéo ont été consultées le 11/03/12

A.V.

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Un thème documentarisé

Le sanctuaire de Delphes et plus précisément, le temple d’Apollon et sa pythie sont des sujets qui ont été étudiés de façons diverses et variées. En effet, de nombreux médias se sont emparés de l’affaire et ont réalisés des documentaires à but pédagogique et assez bien documentés. En majorité ces sujets sont souvent traités par des chaines anglaises ou américaines.

Entre autre, sur le site d’History.com, vous pourrez trouver cette courte  vidéo, qui nous parle du lieu où la pythie donnait ces oracles : l’Adyton du temple (pour plus d’informations, le site Encyclopaedia Universalis propose une bref description de cette pièce réalisée par Martine Hélène FOURMONT). Des scientifiques ont étudiés quelles pouvaient être les vapeurs qui s’échappées du sol. Le Dr Jeffrey Chanton, un chimiste environnemental, a aussi réalisé des expériences pour comprendre l’influence que celles-ci avaient sur le cerveau humain.

Lien vers la vidéo : Secrets of the Ancient World: Delphi and related media

Enfin, un autre exemple avec cette vidéo YouTube (en trois parties) qui est produite par Ancient Mysteries, série documentaire télévisée américaine, qui traite sur presque tous les mystères historiques. Beaucoup de sujets sont abordés alors n’hésitez pas à aller en visionner une de temps en temps. La vidéo qui nous intéresse dure un peu moins de 45 minutes , provient du DVD Mystical Monuments of Ancient Greece et est intitulée Hisch Secrets at Delphi. Elle nous livre de nombreuses informations sur le sanctuaire de Delphes et surtout sur sa pythie. Ces vidéos ont été toutes consultées le 11/03/2012.

P. E.

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Les médias et le monde archéologique grec

Le site de Delphes fait parti d’un plus grand ensemble qui regroupe toutes les sites et fouilles effectuées en Grèce. Par nos médias, nous sommes tous au courant de la grande crise que traverse la Grèce en ce moment. Les conséquences négatives pour le monde archéologique sont indéniables. En effet, cet article alarmant, écrit le 2 mars 2012, montre que suite aux coupes budgétaires, les archéologues grecs lors d’un débat ont suggérés de ré-enfouir les vestiges. Puisque sans budget, ils ne peuvent faire surveiller les vestiges déterrés qui peuvent être alors pillés.

Celui ci, mis en ligne le 20 novembre 2011, explique que le ministre de la Culture grecque, Pavlos Geroulanos, veut poursuivre le plan de rénovation des musées, malgré la crise. Cependant, un autre article du même site, émis le 17 février 2012, explique que ce ministre a démissionné suite à un important vol dans le musée d’Olympie. De même, on apprend que de nombreuses grèves ont été faites puisqu’il manque trop d’effectifs pour assurer la sécurité que cela soit dans les musées ou sur les sites.

P. Geroulanos. Photo prise sur ce site, crédits : © 2009-2011, News.Az, consultée le 05/03/2012

Pour finir, ce dernier article est un plus optimiste, écrit le 13 février 2012 : celui-ci fait la promotion de nouvelles installations misent en place pour attirer les touristes en Grèce.

B.R.

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